Flers - Le maire Yves Goasdoué se présente aux législatives
Yves Goasdoué, 52 ans, maire de Flers lance officiellement sa campagne en qualité de candidat sur la 3e circonscription

Yves Goasdoué, maire de Flers
Yves Goasdoué, maire de Flers
A propos de l’accord national PS Les Verts qui a désigné un candidat commun sur la 3e circonscription
« La direction du Parti socialiste, qui n’a rien à voir avec François Hollande, a commis une erreur fondamentale et a manqué de respect au parti des Verts en leur laissant croire que cette circonscription était gagnable par un des leurs. Quand on vit ici et qu’on a du sens commun, on sait que ce n’est pas possible. On ne peut pas partir d’un score de moins de 2 % aux présidentielles pour espérer gagner une circonscription aussi difficile. C’est déraisonnable et ma décision est irrévocable ! »
Une candidature soutenue par les socialistes de l’Orne et d’ailleurs
« L’ensemble des socialistes de l’Orne me soutient : le maire d’Argentan, le président de la Région, les conseillers généraux socialistes de l’Orne. Et il n’y aura pas que ceux de l’Orne qui s’exprimeront sur le sujet. »
Une candidature légitime
« Je crois que j’ai la légitimité. La population et les élus de la circonscription éliront quelqu’un qui a l’expérience nécessaire en matière de gestion des collectivités locales, des gros dossiers (2×2 voies Flers-Argentan, le CIRIAM, les mesures pour dynamiser l’économie du département, etc. Ma marque personnelle : je veux que ces dossiers économiques et d’infrastructure soient accompagnés de mesures qui permettent aux gens de traverser la crise (contrat urbain de cohésion sociale, CCAS de la ville de Flers, etc.). C’est mon côté homme de gauche ! »
Une candidature qui s’inscrit dans une volonté d’ouverture
« Je suis socialiste et un soutien de la première heure de François Hollande. Mais je considère qu’il n’y a pas de vérité révélée. Personne n’a raison tout seul. Il faut écouter les uns et les autres. Une fois l’échéance électorale passée, il faudra travailler les uns avec les autres. C’est ce que j’ai fait jusqu’à présent avec Sylvia Bassot. On nous l’a reproché. Aujourd’hui, une autre page s’ouvre devant nous.
Dans l’Orne, la personnalité du candidat jouera très fort pour cette élection. C’est aussi pour cette raison que je considère qu’une candidature de quelqu’un qui n’est pas connu et qui n’a pas de mandat nous mènerait à la catastrophe. »
Une candidature désintéressée
« Je ne suis pas en train de jouer. Il est de mon devoir de faire gagner cette circonscription à la gauche et pas seulement au Parti socialiste. Je n’ai pas d’ambition personnelle dans cette affaire, mais une ambition collective pour les cantons de la 3e circonscription. Nous n’avons pas le droit de risquer que le futur président de la République (François Hollande) ne dispose pas d’une majorité forte pour mener à bien le redressement de la France. »
Un programme présenté après le second tour
« Je déroulerai des idées précises sur ce que nous devons faire en termes de développement économique, en lien avec les maires de la 3e circonscription. En dehors des projets de loi du futur gouvernement, j’ai des idées de propositions de loi. Pendant la campagne, j’espère pouvoir rencontrer tous les maires, mais les délais sont courts et limités d’autant plus avec les nombreux ponts. J’ai aussi envoyé un courrier à tous les élus de la circonscription. »