Frédéric Pommier, d’Alençon à France Inter
- Mercredi 2/03/2011 - 11:19
- Actualités Loisirs À la une
- thomasrichardson
- 1 commentaire !
- Envoyer par email
-
Partager

Frédéric Pommier a obtenu une licence de philosophie à la faculté de Caen et a intégré l'école de journalisme de Marseille.
Rencontre à Caen avec Frédéric Pommier, 35 ans, journaliste à France Inter et originaire d’Alençon. Il nous parle de son métier et de ses liens avec Flers, notamment.
Comment êtes-vous entré à Radio France ?
J’ai fait mon stage de l’école de journalisme de Marseille à France Culture. Puis, en 2000, j’ai obtenu mon premier CDD et j’ai présenté le journal sur France Musique et sur France Culture. J’ai suivi la campagne des municipales de 2001 pour France Culture ce qui m’a permis de venir en renfort du service politique de France Inter. De 2002 à 2008 j’ai travaillé au service politique de France Inter. En 2002, j’ai suivi la campagne de Robert Hue, ensuite je me suis attaqué au Front national, j’ai notamment couvert la campagne de Le Pen en 2007. Celle de Bayrou aussi. Les dix-huit premiers mois de la présidence de Sarkozy, j’étais en charge de Matignon. J’étais collé aux basques de Fillon ce qui était génial car je voyageais beaucoup. Sarkozy l’envoyait à droite à gauche, pour l’avoir le plus loin possible de lui sans doute…
En 2009 vous étiez en charge de la revue de presse sur la matinale de France Inter…
Oui. Puis en 2009-2010, j’ai rejoint le service culture, j’intervenais chez Vincent Josse, Pascale Clark. Et aujourd’hui, chez Colin, je fais le Pop Corner à 17 h 45, Les Amants du boulevard le mardi à 18 h 53, La Poésie du jeudi à 18 h 53 le jeudi. Et le vendredi à 9 h 30, j’ai ma chronique sur les gimmicks chez Pascale Clark.
Revenons un instant sur la revue de presse, comment la prépariez-vous ?
J’arrivais à la radio à trois heures du matin. Je me levais à 2 h 20 après m’être couché à 23 h. Je ne dors pas beaucoup. J’arrivais à dormir entre 13 h et 15 h mais pas plus. C’est un rythme fatigant mais passionnant. Je préparais tout seul mais j’avais une dactylo. Il en reste peu à Radio France. Elles sont sollicitées surtout pour seconder les journaux qu’il faut fabriquer rapidement (13 h et 19 h). La dactylo qui travaillait avec moi s’appelle Martine. Je lui donnais une place dans la revue de presse, sous la forme « Martine m’a dit ». Elle le méritait et cela avait un intérêt journalistique !
Votre voix douce, reconnaissable entre mille, contraste avec votre ton ironique à l’antenne. C’est naturel ou bien travaillé ?
(Sourire) Ma voix est naturelle, l’ironie aussi… C’est un choix de vie ! Essayer de voir les choses avec un pas de côté, du temps et le sourire. On peut dire plus de choses avec le sourire.
Vous avez épinglé les tics de langage des journalistes. Cela vous oblige à faire attention à ce que vous dites ?
A l’antenne, il faut toujours faire attention à ce que l’on dit ! Chez Pascale Clark, j’écris tout, de même chez Colin quand je chante. Le Pop corner est plus détendu, il y a l’esprit d’équipe et la volonté d’aborder la culture de façon joyeuse.
Dans une chronique, vous nous avez fait rire avec l’expression « L’un dans l’autre » en disant : « Un 200 m2 dans le 8e arrondissement et une yourte dans la forêt d’Ecouves près d’Alençon, l’un dans l’autre… ».
J’aime bien citer Alençon dans mes chroniques, c’est une façon de dire que je ne suis pas Parisien. J’habite Paris la semaine c’est tout. Et puis, France Inter est une radio publique qui s’écoute sur tout le territoire national. De la même façon, je glisse de temps à autre un mot sur ma grand-mère lavalloise. Je lui fais dire des choses qu’elle ne dit pas. Je reçois beaucoup de courriels d’auditeurs qui me demandent des nouvelles d’elle. C’est un peu la même chose avec les sangliers dont je parlais régulièrement dans ma revue de presse. C’était une façon de comparer la bestialité humaine et l’humanité de cet animal.
Vos collègues de France Inter vous charrient sur vos origines ornaises ?
Non, tout simplement parce qu’on est tous des provinciaux ! Collin est Breton, Thierry Fiorile est Marseillais, Christine Siméone est Corse, Hélène Chevalier est de Falaise…
Vous avez encore des attaches à Alençon ?
Oui, mes parents habitent toujours là-bas. Ils sont jeunes retraités. Mon papa était professeur au lycée Marguerite-de-Navarre et ma maman était assistante sociale. Quand j’ai fait une séance dédicaces de mon livre à Alençon, j’ai revu mes institutrices et des profs. Un de mes profs de 6e est venu avec ma fiche de présentation de début d’année et il y avait écrit « journaliste radio » dans la partie « métier envisagé ».
Quand vous étiez à Alençon, vous saviez que vous vouliez faire ce métier ?
Oui, j’écoutais la revue de presse d’Ivan Levaï et je disais que je voulais faire la même chose ! J’ai choisi la radio à l’école de journalisme alors que je n’avais jamais fait de radio auparavant. Je n’avais pas le temps car j’étais pion quand j’étais en fac de philo et, en parallèle du lycée à Malherbe, j’étudiais le piano au Conservatoire d’Alençon où je suis allé jusqu’au bout !
Vous jouez toujours ?
Non malheureusement, j’ai beaucoup perdu. Je n’ai pas joué depuis que je suis à Radio France… J’accompagne de temps en temps ma fille qui étudie le violon. Mais elle se moque de mon niveau !
Etes-vous proche d’un autre Ornais célèbre sur France Inter : François Morel ?
On s’aime beaucoup même si on ne se connaît pas bien. On s’est offert nos livres. Je sais qu’il est très pris mais j’aimerais beaucoup travailler avec lui.
Et Flers ?
J’ai une copine qui est à Flers : Gaëlle Pioline avec qui j’étais à l’internat à Malherbe. On arrive à se voir parfois. Je suis venu une fois au vernissage d’une expo à la galerie 2 Angles.
Propos recueillis par T.R
Pratique : « Mots en toc et formules en tic » de Frédéric Pommier. Ed. Seuil France Inter. Tarif 13 €.



J’aime bueacoup ces jeans délavés colorés. J’ai vu qu’il y avait aussi un petit perf en jean très sympa dans cette nouvelle collection. Vous avez du bien rigoler à ce regroupement de bloggeuses! L’ambiance avait l’air d’y être!